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Archives (janvier 2001)

(Paru en janvier 2001)

L’année 2000, tant attendue pour les rêves de technologie qu’elle a inspirés, puis de la peur du fameux bogue qui a finalement manqué la fête du millénaire, a été l’année des extrêmes. Des ascensions phénoménales de certains titres boursiers (300 % dans une journée) et de leur chute inévitable, les sommets historiques des indices boursiers et leur chute toute aussi spectaculaire, ne sont que quelques exemples des extravagances que nous a apportées ce début de nouveau millénaire.

Pas de place pour se cacher

La très grande majorité des index boursiers ont connu des rendements négatifs, généralement la pire année de la décennie ce qui a laissé peu de place pour se cacher ! À titre d’exemple, le NASDAQ a connu une variation de –47,4 % dans l’année pour finir avec un rendement négatif de 36,9 %. L’index élargi, le S&P500 a fini l’année avec –5,9 %, le DowJones –1 %, l’index mondial MSCI –9,88 %, l’Europe –4,9 %, le Japon –25,6 % et le reste de l’Asie –31,6 % . Avec un rendement de 7,4 % la bourse de Toronto devient, avec ce rendement spectaculaire (!?) la quatrième meilleure bourse au monde. Des gros noms sont tombés dramatiquement : Netgraphe de 95 %, Corel de 93 %, CGI de 82 % et Nortel de 62 % pour ne nommer que ceux-là. En contre-partie, le Dr. Sherry Cooper, économiste en chef chez BMO rappelle qu’il n’y a jamais eu, en 20 ans, deux années consécutives avec des rendements négatifs généralisés!

Pas de récession en 2001

Bien que la possibilité d’une récession, surtout aux É-U, demeure toujours probable, la majorité des spécialistes s’entendent pour prévoir un ralentissement important de l’économie tout au plus. Ce genre de ralentissement aussi appelé « atterrissage en douceur » était souhaité depuis longtemps et sera bénéfique à long terme. Au niveau des marchés boursiers, ces mêmes analystes entrevoient un redressement à compter de la seconde moitié de l’année. Pour l’investisseur à long terme, on vivrait actuellement une opportunité d’investissement historique. Plusieurs filets de sécurité devraient permettre d’éviter la récession pour les américains : la baisse des taux d’intérêt (environ 1% encore facilement envisageable), la baisse des taux d’imposition et l’arrivée de George Bush, l’un des présidents élus dans la plus grande controverse et qui ne veut surtout pas entrer au pouvoir l’année d’une récession qui suit sept ans de prospérité économique! À cause de notre devise basse, notre récente baisse d’impôt et notre économie qui n’a pas été en surchauffe, la situation canadienne semble encore meilleure!

Les technos

Mort des « pointscom »? Non. Une bonne dose de modestie serait plus juste comme qualificatif, et un retour aux vraies valeurs devait être effectué. Soyons clairs : la technologie est là pour rester et la croissance de ce secteur, demeurera forte…à long terme. La baisse annoncée des taux d’intérêt favorisera d’ailleurs fortement les télécoms, les technos et les biotech. Je considère actuellement une augmentation de la pondération de notre portefeuille dans les soins de santé, c’est un des seuls secteurs économiques qui n’ont pas de cycle. Quand la maladie frappe, on attend pas « que l’économie se replace » pour se soigner. Le vieillissement de la population est aussi un facteur motivant cette considération. Nous devrions en parler.

Et les gestionnaires de portefeuille dans tout ça ?

Avec le retour aux valeurs sûres, les portefeuilles équilibrés ont connu, sauf exception une excellente année. Des rendements de 12%, 14% et même 18% n’ont pas été rare, Trimark a fait un excellent retour (il était temps) et Mackenzie, comme AGF en ont fait tout autant. Cette année, l’enfant pauvre a été Talvest (le fonds canadien de répartition d’actifs) qui avait pourtant connu une excellente année de 18% en 1999. Rappelons qu’en 1999, Mackenzie et Trimark avaient connu la misère alors qu’AGF connaissait le même sort l’année précédente. Suite à une discussion avec le responsable chez Talvest, j’ai appris qu’ils avaient cru que le ralentissement économique se produirait plus tôt et avaient positionné le portefeuille en conséquence (Trimark avait fait la même chose en 1998); le fonds serait donc actuellement en excellente position pour profiter du ralentissement économique annoncé. LA MORALE? Long terme et diversification sont la mère du succès.

Eric F. Gosselin B.A. Adm.A. Pl. fin.
Planificateur financier

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Source: Yahoo Finance
http://finance.yahoo.com